- La directive UE 2023/970 oblige tous les États membres à mettre en oeuvre la transparence salariale d'ici le 7 juin 2026 — les employeurs doivent divulguer les fourchettes de salaire
- 5 pays (France, Espagne, Portugal, Suède, Irlande) ont déjà des lois actives ; 9 travaillent à la transposition ; la Pologne n'a pas encore commencé
- Les travailleurs obtiennent le droit de demander des données salariales ventilées par genre, et les entreprises avec des écarts injustifiés de plus de 5% doivent mener des évaluations conjointes
Que requiert la directive ?
La directive établit trois piliers. Premièrement, la transparence pré-emploi : les employeurs doivent indiquer une fourchette salariale dans chaque offre d'emploi et ne peuvent pas demander l'historique salarial. Deuxièmement, la transparence en emploi : les travailleurs peuvent demander des données salariales moyennes ventilées par genre. Les entreprises de 100+ salariés doivent publier des rapports réguliers. Troisièmement, l'application : les États membres doivent créer des organismes d'application.
Dates clés
La directive a été adoptée le 10 mai 2023. Les États membres ont jusqu'au 7 juin 2026 pour la transposer. Le reporting des écarts salariaux commence en 2027 pour les entreprises de 250+ salariés, 2028 pour 150+, et 2031 pour 100+.
Vos droits
En tant que demandeur d'emploi, vous avez le droit de connaître la fourchette salariale avant le premier entretien. On ne peut pas vous demander votre historique salarial. En tant que salarié, vous pouvez demander des informations écrites sur votre rémunération et la moyenne pour un travail équivalent, ventilée par genre.
Obligations des employeurs
Les employeurs doivent indiquer les fourchettes salariales, ne pas demander l'historique salarial, fournir des informations sur demande, et assurer des structures de rémunération non discriminatoires. Les entreprises de 250+ salariés déclarent annuellement dès 2027.
État de mise en oeuvre par pays
Cliquez sur un pays pour voir les règles détaillées, l'écart salarial entre genres, les obligations et les sanctions.
Questions fréquemment posées
Quand la directive sur la transparence salariale entre-t-elle en vigueur ?
La directive a été adoptée en mai 2023. Tous les États membres doivent la transposer d'ici le 7 juin 2026. La France, l'Espagne, le Portugal, la Suède et l'Irlande ont déjà des lois actives.
Les employeurs doivent-ils indiquer les salaires dans les offres d'emploi ?
Oui. Les employeurs doivent fournir la fourchette salariale dans l'offre ou avant le premier entretien. Ils ne peuvent pas demander l'historique salarial des candidats.
Que se passe-t-il en cas de non-conformité ?
Chaque État membre doit établir des sanctions. En France, jusqu'à 1% de la masse salariale. En Allemagne, jusqu'à 500 000 €. En Espagne, jusqu'à 225 000 €.
Quels pays ont déjà des lois de transparence salariale ?
Cinq pays couverts par EuroSalary ont des cadres actifs : la France (Index égalité depuis 2019), l'Espagne (audits salariaux), le Portugal (Loi 60/2018), la Suède (enquêtes annuelles depuis 2009) et l'Irlande (Gender Pay Gap Act 2021).
La directive s'applique-t-elle à la Suisse ?
Non. La Suisse n'est pas membre de l'UE. Cependant, les entreprises de 100+ salariés doivent effectuer des analyses d'égalité salariale en vertu de la loi fédérale sur l'égalité.